Le pouvoir des disputes de couple : comment la règle du 90/​​10 change tout

💬 « Il suf­fit d’une chaus­sette sale au mau­vais endroit pour qu’un désac­cord éclate. Pour­tant, der­rière chaque dis­pute de couple, il y a bien plus qu’un simple prétexte. »

Les dis­putes de couple sont sou­vent per­çues comme un signe de crise. Pour­tant, elles ne sont pas for­cé­ment un dan­ger pour la rela­tion amou­reuse. Bien gérées, elles peuvent même être béné­fiques en per­met­tant à cha­cun d’ex­pri­mer ses besoins, de poser ses limites et d’évi­ter qu’un malaise latent ne mène à une rup­ture.

🧩 C’est là qu’intervient la règle du 90/​10. Popu­la­ri­sée par l’auteur et psy­cho­logue John Gray, elle révèle que seule­ment 10 % d’un conflit conju­gal sont liés à la situa­tion pré­sente, tan­dis que 90 % viennent du pas­sé. Un désac­cord ano­din peut ravi­ver une bles­sure enfouie, trans­for­mant une simple dis­cus­sion en un conflit récurrent.

🔍 Com­ment mieux gérer ces ten­sions et évi­ter qu’elles ne prennent trop de place dans votre vie de couple ?
✔️ Pour­quoi il est nor­mal de se dis­pu­ter.
✔️ Com­ment la règle du 90/​10 aide à mieux com­prendre et gérer les conflits.
✔️ Des conseils pour trans­for­mer une dis­pute en un moment de dia­logue et de bienveillance.

📖 Pour aller plus loin, décou­vrez aus­si notre article : Tra­ver­ser les dif­fi­cul­tés en couple.

pouvoir des disputes de couple - couple dispute

Sommaire 

1 – Les disputes de couple : un phénomène normal et sain 

Les dis­putes font par­tie inté­grante de la vie de couple. Pour­tant, beau­coup les per­çoivent comme un signe d’échec ou une menace pour la rela­tion amou­reuse. En réa­li­té, se dis­pu­ter est nor­mal, voire néces­saire, à condi­tion que cela soit fait de manière res­pec­tueuse. Un couple sans aucun désac­cord peut cacher des non-dits ou une peur du conflit, ce qui, à long terme, peut être bien plus nocif.

💡 Et si, au lieu de redou­ter les dis­putes, vous appre­niez à les voir comme un levier d’évolution pour votre couple ?

Est-il normal de se disputer souvent ?

Oui ! Il est tout à fait nor­mal de se dis­pu­ter dans une rela­tion amou­reuse. Les désac­cords sont même le reflet d’un couple vivant, com­po­sé de deux indi­vi­dus aux expé­riences et aux attentes dif­fé­rentes. L’important n’est pas la fré­quence des dis­putes, mais la manière dont elles sont gérées.

Un couple qui ne se dis­pute jamais doit-il s’inquiéter ?
Pas for­cé­ment, mais il est essen­tiel de se poser cer­taines ques­tions :
✔️ Est-ce que les désac­cords sont évi­tés par peur de bles­ser l’autre ?
✔️ Y a‑t-il des non-dits qui s’accumulent ?
✔️ L’un des par­te­naires a‑t-il ten­dance à tou­jours céder pour évi­ter le conflit ?

Un couple en appa­rence sans conflit peut mas­quer un dés­équi­libre où l’un des deux s’efface pour pré­ser­ver la rela­tion. Or, l’accumulation de frus­tra­tions finit tou­jours par res­sor­tir, sou­vent sous forme d’une dis­pute vio­lente ou d’un éloi­gne­ment progressif.

Les bienfaits des disputes de couple

Quand elles sont bien gérées, les dis­putes jouent un rôle clé dans l’évolution du couple. Elles permettent :

De pré­ser­ver son indi­vi­dua­li­té.
Chaque par­te­naire a ses propres valeurs, besoins et opi­nions. Les conflits sont sou­vent la mani­fes­ta­tion de ces dif­fé­rences. Savoir expri­mer ses désac­cords, c’est aus­si affir­mer qui l’on est dans la relation.

D’améliorer la com­mu­ni­ca­tion.
Une dis­pute est l’occasion d’exprimer ce qui ne va pas plu­tôt que de lais­ser les ten­sions s’accumuler. Apprendre à ver­ba­li­ser ses émo­tions et à écou­ter celles de l’autre ren­force la com­pré­hen­sion mutuelle.

D’approfondir l’intimité et la confiance.
Lorsqu’un couple par­vient à tra­ver­ser un conflit en res­pec­tant l’autre, cela crée un cli­mat de sécu­ri­té affec­tive. Cha­cun sait que ses émo­tions sont enten­dues et que les ten­sions peuvent être sur­mon­tées sans mettre la rela­tion en péril.

De résoudre les pro­blèmes avant qu’ils ne s’enveniment.
Un désac­cord expri­mé et trai­té rapi­de­ment évite qu’il ne prenne une ampleur déme­su­rée. Les dis­putes per­mettent ain­si d’ajuster les attentes et de pré­ve­nir les rancœurs.

💡 Mise en action : Apprendre à mieux se disputer 

Et si vous fai­siez le point sur votre manière de gérer les conflits ?

📝 Défi du jour : Obser­vez votre relation

  • Notez votre der­nière dis­pute : Quel était le sujet ? Com­ment a‑t-elle commencé ?
  • Était-elle construc­tive ou s’est-elle envenimée ?
  • Y avait-il des mots bles­sants ou des com­por­te­ments à éviter ?

Ce petit exer­cice per­met de prendre du recul et d’identifier les sché­mas récur­rents dans vos dis­putes de couple. L’objectif ? Com­prendre pour mieux ajus­ter sa manière de gérer les conflits et rendre la rela­tion plus saine.

Les dis­putes ne sont pas une menace, mais une oppor­tu­ni­té d’évolution. Un couple qui sait bien se dis­pu­ter est un couple qui avance ensemble. La clé est d’apprendre à expri­mer ses désac­cords avec res­pect et bien­veillance. Et si, au lieu de cher­cher à évi­ter les dis­putes, vous appre­niez à les rendre constructives ?

🔜 Dans la suite de l’article, nous ver­rons pour­quoi cer­tains conflits semblent tou­jours reve­nir et com­ment la règle du 90/​10 peut aider à mieux com­prendre ces tensions.

pouvoir des disputes de couple - couple échange

2 – Pourquoi se dispute-t-on ? Les causes fréquentes des conflits de couple 

Une dis­pute de couple ne naît jamais par hasard. Der­rière un désac­cord sur un motif ano­din – une chaus­sette sale lais­sée traî­ner, un retard à un ren­dez-vous ou une dif­fé­rence d’opinion sur l’éducation des enfants – se cache sou­vent une pro­blé­ma­tique plus profonde.

💡 Pour­quoi cer­tains conflits semblent-ils reve­nir sans cesse, alors que d’autres se résolvent rapidement ?

Un psy­cho­logue spé­cia­li­sé en thé­ra­pie de couple, comme Yvon Dal­laire ou Camille Rochet, expli­que­rait que les dis­putes fré­quentes ne sont pas uni­que­ment liées au sujet appa­rent du conflit. Elles sont sou­vent le reflet de besoins non expri­més, d’attentes insa­tis­faites ou de bles­sures pas­sées.

Les sujets de dispute les plus fréquents 

Cer­tains thèmes reviennent régu­liè­re­ment dans les consul­ta­tions en thé­ra­pie conju­gale, car ils touchent aux valeurs pro­fondes du couple et à la ges­tion du quotidien.

L’argent : source de stress pour de nom­breux couples, il peut révé­ler des dif­fé­rences dans la ges­tion des finances et le rap­port à la sécurité.

L’éducation des enfants : cha­cun apporte son propre modèle édu­ca­tif, influen­cé par son his­toire fami­liale. Les désac­cords peuvent rapi­de­ment deve­nir des conflits récurrents.

La répar­ti­tion des tâches ména­gères : un sujet sou­vent sous-esti­mé, mais qui peut créer une vraie frus­tra­tion lorsqu’il y a un dés­équi­libre perçu.

Le manque de com­mu­ni­ca­tion : ne pas prendre le temps d’échanger peut mener à une accu­mu­la­tion de ten­sions et d’interprétations erronées.

Le stress du quo­ti­dien : la fatigue, la pres­sion du tra­vail ou des obli­ga­tions fami­liales peuvent rendre plus sus­cep­tibles aux disputes.

Quand un sujet cache une blessure plus profonde 

🔍 Pour­quoi un simple désac­cord sur une tâche ména­gère peut-il déclen­cher une colère disproportionnée ?

Lorsqu’un conflit devient fré­quent, c’est sou­vent parce qu’il touche un point sen­sible, une bles­sure pas­sée ou un besoin non recon­nu. Un pré­texte – comme une remarque sur un retard ou une dis­cus­sion sur un choix finan­cier – peut alors deve­nir une étin­celle qui ral­lume une frus­tra­tion bien plus ancienne.

Par exemple :

  • Un désac­cord sur l’éducation peut réveiller des bles­sures d’enfance et une volon­té incons­ciente de cor­ri­ger ses propres manques.
  • Une cri­tique sur la ges­tion des finances peut faire écho à une insé­cu­ri­té finan­cière vécue dans le passé.
  • Un sen­ti­ment de manque de recon­nais­sance dans le par­tage des tâches peut être inter­pré­té comme un manque d’amour ou d’attention.

Dans ces situa­tions, la prise en compte du res­sen­ti de l’autre est essen­tielle pour évi­ter une esca­lade du conflit. Entendre au-delà des mots et com­prendre ce que l’autre essaie réel­le­ment d’exprimer per­met d’avancer ensemble.

💡 Mise en action : Détecter les schémas récurrents

📝 Défi du jour : Iden­ti­fiez vos dis­putes récurrentes

  • Notez les trois der­niers conflits que vous avez eus avec votre conjoint.
  • Était-ce le même sujet qui reve­nait sous dif­fé­rentes formes ?
  • Quelle émo­tion sous-jacente res­sor­tait dans ces dis­putes (colère, frus­tra­tion, tristesse) ?
  • Quel besoin pro­fond se cache der­rière ce conflit ?

En pre­nant du recul sur vos dis­putes, vous pour­rez mieux iden­ti­fier ce qui est réel­le­ment en jeu et évi­ter que les mêmes ten­sions ne se répètent sans fin.

👉 Dans la pro­chaine par­tie, nous ver­rons com­ment la règle du 90/​10 peut vous aider à com­prendre et désa­mor­cer ces conflits en profondeur.

pouvoir des disputes de couple - couple réconciliation

3 – La règle du 90/​10 : comprendre les tensions pour mieux les gérer 

Pour­quoi cer­taines dis­putes prennent-elles une ampleur déme­su­rée, alors que d’autres s’apaisent rapi­de­ment ? Pour­quoi un simple mot, un ton trop sec ou un oubli peut-il déclen­cher une explo­sion de colère ?

🔎 La règle du 90/​10, popu­la­ri­sée par l’auteur et psy­cho­logue John Gray, apporte un éclai­rage essen­tiel sur ces ten­sions. Elle explique que seule­ment 10 % de nos réac­tions sont liées à la situa­tion actuelle, tan­dis que 90 % pro­viennent de notre pas­sé : expé­riences dou­lou­reuses, bles­sures d’enfance, conflits fami­liaux non réso­lus… Ce que nous vivons dans le pré­sent réac­tive quelque chose de plus pro­fond en nous, ce qui peut nous ame­ner à réagir de manière exces­sive face à notre par­te­naire.
Beau­coup de pro­blèmes de couple vont bien au-delà d’une simple his­toire de chaus­settes mal ran­gées ! https://www.instagram.com/p/CsIeC1jqrqK/?img_index=1 

💡 Com­prendre cette règle per­met d’éviter de tom­ber dans un cycle de dis­putes répé­ti­tives et de trou­ver des solu­tions plus saines pour avancer.

Pourquoi cette règle change tout dans la gestion des disputes ?

Lorsqu’une dis­pute éclate au sein du couple, nous avons ten­dance à croire que l’autre est tota­le­ment res­pon­sable de notre réac­tion. Pour­tant, en pre­nant du recul, nous pou­vons nous rendre compte que notre colère ou notre frus­tra­tion sont sou­vent ampli­fiées par des élé­ments du pas­sé.

Par exemple :

  • Une remarque ano­dine sur l’organisation de la mai­son peut réveiller une vieille bles­sure liée au manque de recon­nais­sance dans la famille.
  • Un retard peut être per­çu comme un manque d’engagement, car il ravive une insé­cu­ri­té vécue dans une rela­tion passée.
  • Un besoin d’avoir le der­nier mot peut cacher une peur d’être igno­ré, née dans l’enfance.

⚠️ Sans cette prise de conscience, nous ris­quons d’accuser notre par­te­naire de torts qu’il ou elle ne porte pas réel­le­ment. C’est ain­si que cer­taines dis­putes deviennent toxiques, s’enlisant dans des reproches et des accu­sa­tions qui dépassent le simple désac­cord du jour.

Un outil puissant pour désamorcer la tension

💬 Au lieu de répondre immé­dia­te­ment sous l’effet de la colère, pre­nez une minute et posez-vous cette ques­tion :
« Est-ce que ma réac­tion est uni­que­ment liée à ce qui vient de se pas­ser, ou bien est-ce que cela réac­tive quelque chose de plus profond ?»

En pre­nant ce recul, il devient plus facile de mieux com­prendre son propre res­sen­ti, mais aus­si d’éviter de pro­je­ter sur l’autre des bles­sures qui ne lui appar­tiennent pas.

👂 Un exer­cice simple pour mieux gérer les dis­putes : la pause de 90 secondes
1️⃣ Stop­pez immé­dia­te­ment la dis­cus­sion si vous sen­tez que la colère monte trop fort.
2️⃣ Pre­nez 90 secondes pour res­pi­rer pro­fon­dé­ment et ana­ly­ser la situa­tion.
3️⃣ Deman­dez-vous ce qui a vrai­ment déclen­ché votre réac­tion. Est-ce la dis­pute en elle-même ou un res­sen­ti plus ancien ?
4️⃣ Expri­mez cal­me­ment ce que vous res­sen­tez, sans accu­sa­tion. Par exemple : « Quand tu fais ça, j’ai l’impression que…», plu­tôt que « Tu es tou­jours comme ça !»

Si vous vou­lez décou­vrir une autre illus­tra­tion de ce phé­no­mène, nous vous invi­tons à écou­ter l’épisode 59 de l’espace du couple : « Ep. 59 : sous nos conflits, nos psy­cha­trices ».

Vous ver­rez ce que peut cacher une his­toire de muguet 😉

Quand la règle du 90/​10 révèle un problème plus profond

Si cer­taines dis­putes sont nor­males et même béné­fiques pour le couple, d’autres peuvent révé­ler des bles­sures qui néces­sitent un tra­vail plus appro­fon­di. Un conflit récur­rent peut être le symp­tôme d’un pro­blème plus ancien non réso­lu, ou d’un manque de com­mu­ni­ca­tion au sein du couple.

Dans cer­tains cas, il peut être utile de faire appel à un thé­ra­peute ou un conseiller conju­gal pour apprendre à mieux gérer ces ten­sions et trou­ver des solu­tions adap­tées. Un regard exté­rieur peut per­mettre de mettre en place un dia­logue plus apai­sé et d’éviter des dis­putes destructrices.

💡 S’il y a des signes de vio­lence psy­cho­lo­gique ou phy­sique au sein du couple, il est essen­tiel d’en prendre conscience et de cher­cher du sou­tien. Aucun conflit ne doit jus­ti­fier des insultes, du mépris ou une emprise émo­tion­nelle. En France, des dis­po­si­tifs d’aide existent pour accom­pa­gner les vic­times de vio­lence au sein du couple.

💡 Mise en action : Appliquer la règle du 90/​10 dans votre couple

📝 Défi du jour : Iden­ti­fiez une dis­pute récente où votre réac­tion vous a sem­blé excessive.

  • Qu’est-ce qui a déclen­ché votre colère ou votre frustration ?
  • Quelle émo­tion était domi­nante (colère, peur, tristesse) ?
  • Ce res­sen­ti vous rap­pelle-t-il une expé­rience passée ?

Cet exer­cice aide à mieux régler un conflit en pre­nant conscience des vraies causes des ten­sions et en évi­tant de faire por­ter à l’autre une charge émo­tion­nelle qui ne lui appar­tient pas.

💡 Cette méthode peut être par­ti­cu­liè­re­ment utile pour mieux com­prendre et apai­ser les conflits liés à des sujets sen­sibles comme la ges­tion de l’argent dans le couple ou les ten­sions entre la vie de parents et la rela­tion amou­reuse.

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4 – Pour aller plus loin : mieux gérer et dépasser les disputes

Si com­prendre la règle du 90/​10 per­met de mieux ana­ly­ser les conflits, encore faut-il savoir quoi en faire pour évi­ter qu’ils ne s’accumulent ou ne deviennent des­truc­teurs. Un couple heu­reux ne se défi­nit pas par l’absence de dis­putes, mais par la façon dont il sait les surmonter.

Alors, com­ment évi­ter qu’un désac­cord ne se trans­forme en rup­ture ?
Com­ment apai­ser une dis­pute qui s’envenime sans renier ses besoins et son point de vue ?

💡 Voi­ci des stra­té­gies et des astuces concrètes pour trans­for­mer une dis­pute conju­gale en un moment construc­tif, tout en pré­ser­vant la san­té du couple.

Les comportements à éviter pendant une dispute 

Lorsqu’un conflit éclate, cer­tains réflexes peuvent aggra­ver la ten­sion et rendre le dia­logue impos­sible. Iden­ti­fier ces erreurs est essen­tiel pour stop­per la spi­rale néga­tive et évi­ter que la dis­pute ne devienne toxique.

🚫 Les 4 atti­tudes qui nuisent à une dis­pute saine :
✔️ L’insulte et le mépris : attaques per­son­nelles, moque­ries, déva­lo­ri­sa­tion du par­te­naire.
✔️ L’accusation sys­té­ma­tique : « Tu fais tou­jours ça », « Tu as tort », « C’est à cause de toi ».
✔️ L’attitude défen­sive : refu­ser d’entendre l’autre, cou­per la parole ou mini­mi­ser ses res­sen­tis.
✔️ L’évitement : fuir la dis­cus­sion en espé­rant que le conflit s’éteigne de lui-même.

💡 Astuce : La pro­chaine fois qu’un désac­cord éclate, pre­nez quelques secondes pour ana­ly­ser votre réac­tion. Votre atti­tude aide-t-elle à résoudre le conflit ou l’aggrave-t-elle ?

Apprendre à se réconcilier sans renier ses besoins

Se dis­pu­ter, c’est nor­mal. Mais savoir répa­rer après est tout aus­si impor­tant. Lorsqu’un conflit laisse des bles­sures, la récon­ci­lia­tion ne doit pas être un simple retour à la nor­male, mais une oppor­tu­ni­té de mieux se com­prendre.

📌 3 étapes pour se récon­ci­lier effi­ca­ce­ment :
1️⃣ Don­ner du temps : Juste après une dis­pute, l’émotion est encore trop forte pour un dia­logue construc­tif. Un peu de recul per­met d’éviter les déci­sions prises sous le coup de la colère.
2️⃣ Expri­mer ses res­sen­tis plu­tôt que d’accuser : Dire « Je me suis senti.e ignoré.e » est plus effi­cace que « Tu ne m’écoutes jamais ».
3️⃣ Trou­ver un com­pro­mis concret : Un accord clair évite que le même conflit ne revienne encore et encore.

💡 Mise en action : La minute de réparation

📝 Défi du jour : À la fin de votre pro­chaine dis­pute, pre­nez une minute pour expri­mer un point posi­tif sur votre par­te­naire. Même en désac­cord, ce rap­pel de ce que vous aimez chez l’autre per­met d’adoucir la tension.

Pour aller plus loin, décou­vrez com­ment « reve­nir à froid sur les dis­putes » peut vous aider à réta­blir un dia­logue apai­sé : lire notre article sur com­ment reve­nir à froid sur vos disputes ?

Savoir reconnaître les disputes toxiques

Toutes les dis­putes ne sont pas béné­fiques. Cer­taines prennent des pro­por­tions dan­ge­reuses, créant un cli­mat des­truc­teur au sein du couple. Yvon Dal­laire, spé­cia­liste des rela­tions conju­gales, explique que lorsque les conflits deviennent récur­rents et qu’aucune solu­tion n’est mise en place, le couple court un réel dan­ger.

⚠️ Les signes d’une dis­pute qui va trop loin :
✔️ Une esca­lade vers la vio­lence ver­bale ou phy­sique.
✔️ Un sen­ti­ment de peur ou d’intimidation res­sen­ti par l’un des par­te­naires.
✔️ L’impos­si­bi­li­té d’exprimer un désac­cord sans pro­vo­quer une réac­tion exces­sive.
✔️ Une rup­ture du dia­logue, où seul le silence ou la fuite res­tent possibles.

Dans ces cas, il ne s’agit plus d’une dis­pute conju­gale nor­male, mais d’une situa­tion qui peut néces­si­ter un sou­tien exté­rieur. En France, des ser­vices publics existent pour accom­pa­gner les couples en crise ou les vic­times de vio­lence au sein du couple.

💡 Si vous avez l’impression que vos dis­putes sont deve­nues des­truc­trices, il est essen­tiel d’en par­ler, que ce soit à un conseiller conju­gal, un thé­ra­peute ou un espace de ren­contre spécialisé.

Faire des disputes un levier pour renforcer son couple

Une dis­pute saine n’a pas pour objec­tif de faire triom­pher un point de vue, mais de per­mettre aux deux par­te­naires de mieux se com­prendre et d’avancer ensemble.

💡 Astuce : Essayez d’aborder les conflits comme des dis­cus­sions ouvertes, et non comme une bataille où il faut avoir raison.

👉 Dans la conclu­sion, nous ver­rons pour­quoi bien gérer les dis­putes peut être un des secrets des couples qui durent.

Conclusion : Apprendre à mieux se disputer pour renforcer son couple

Les dis­putes ne sont pas le signe d’un couple en crise, mais bien d’une rela­tion vivante. Lorsqu’elles sont gérées avec res­pect et écoute, elles deviennent même un levier béné­fique pour la vie com­mune. Les couples heu­reux ne sont pas ceux qui ne se dis­putent jamais, mais ceux qui savent dépas­ser leurs désac­cords pour avan­cer ensemble.

Ce que nous avons vu dans cet article :
✔️ Il est nor­mal de se dis­pu­ter dans un couple conju­gal, à condi­tion de ne pas tom­ber dans des com­por­te­ments accu­sa­teurs ou des­truc­teurs.
✔️ Cer­taines dis­putes sont récur­rentes car elles réveillent des bles­sures du pas­sé. La règle du 90/​10 explique pour­quoi nos réac­tions sont sou­vent dis­pro­por­tion­nées.
✔️ Savoir se récon­ci­lier est tout aus­si impor­tant que de bien se dis­pu­ter. Un conflit mal géré peut fra­gi­li­ser la rela­tion à long terme.

💡 Envie d’aller plus loin ? Nous vous don­nons des astuces concrètes pour mieux gérer les ten­sions dans votre couple dans la séance 4 de notre pro­gramme, dédiée aux dif­fi­cul­tés ren­con­trées dans la rela­tion : Accé­der au par­cours.

Dans cer­tains cas, les dis­putes dépassent le cadre du désac­cord sain. Lorsqu’il y a vio­lence phy­sique, mani­pu­la­tion émo­tion­nelle ou peur d’exprimer son avis, ce n’est plus un simple conflit mais une situa­tion pré­oc­cu­pante. Il est essen­tiel de ne pas res­ter seul face à ces dif­fi­cul­tés. En France, des ser­vices publics et asso­cia­tions existent pour accom­pa­gner les vic­times de vio­lence au sein du couple.

Fina­le­ment, résoudre un conflit, ce n’est pas cher­cher à avoir le der­nier mot, mais bien trou­ver un accord qui per­mette à cha­cun de se sen­tir enten­du et res­pec­té. Un couple solide ne se construit pas en évi­tant les ten­sions, mais en appre­nant à les tra­ver­ser ensemble.

Et si la pro­chaine dis­pute deve­nait une oppor­tu­ni­té pour mieux com­prendre votre par­te­naire et ren­for­cer votre couple ?

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